Alors que le conclave budgétaire wallon se poursuit, Frédéric Panier, CEO d’AKT, et Pierre Mottet, président d’AKT, ont porté ce week-end dans Le Soir et L’Avenir un même message : l’équilibre des finances publiques doit être rétabli, mais les choix posés aujourd’hui doivent aussi préserver la capacité de la Wallonie à investir et à préparer son avenir.

La situation budgétaire en Wallonie est complexe et délicate. C’est un fait. Et des solutions doivent être mises sur la table pour diminuer les dépenses et faire des économies. Mais le débat budgétaire doit aller plus loin. Il doit poser une question plus large : quelles marges de manœuvre voulons-nous retrouver pour investir dans l’économie et le territoire wallons ?

Pour objectiver ce débat, AKT a analysé dix années de budgets wallons, poste par poste, sur une base comparable. Un constat ressort : alors que la plupart des grandes masses budgétaires ont progressé au-delà de l’inflation, les moyens consacrés à l’économie, à la recherche et à l’emploi ont reculé en termes réels.

Or, les besoins d’investissement sont devant nous : décarbonation de l’économie, énergie et réseaux, infrastructures, adaptation du territoire aux conséquences du dérèglement climatique… Ces transformations nécessitent des moyens financiers, et ils  ne pourront être générés que si l’économie est suffisamment forte.

Dans Le Soir, Frédéric Panier appelle à examiner les grandes politiques publiques à partir de quatre questions : sont-elles efficaces, bien ciblées, soutenables dans la durée et permettent-elles encore d’investir dans l’avenir ?

Dans L’Avenir, Pierre Mottet insiste lui aussi sur la nécessité d’aller au-delà du seul exercice d’équilibre budgétaire et de préparer dès aujourd’hui les investissements dont la Wallonie aura besoin demain.

L’enjeu est là : retrouver des marges de manœuvre sans hypothéquer notre capacité à investir, transformer notre économie et créer de la prospérité en Wallonie.